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ZOOM SANTE / CANCER DE LA PROSTATE : 2 633 NOUVEAUX CAS ENREGISTRES EN COTE D’IVOIRE EN 2024, LE DEPISTAGE PRECOCE AU CŒUR DE LA LUTTE
Mardi 03 Novembre 2026
ZOOM SANTE / CANCER DE LA PROSTATE : 2 633 NOUVEAUX CAS ENREGISTRES EN COTE D’IVOIRE EN 2024, LE DEPISTAGE PRECOCE AU CŒUR DE LA LUTTE
ZOOM SANTE / CANCER DE LA PROSTATE : 2 633 NOUVEAUX CAS ENREGISTRES EN COTE D’IVOIRE EN 2024, LE DEPISTAGE PRECOCE AU CŒUR DE LA LUTTE
Premier cancer chez l’homme en Côte d’Ivoire, le cancer de la prostate constitue un enjeu majeur de santé publique. Selon les données de GLOBOCAN 2024, le pays a enregistré 2 633 nouveaux cas et 1 605 décès liés à cette maladie. Environ 70 % des patients seraient diagnostiqués à un stade avancé, réduisant leurs possibilités de bénéficier de traitements à visée curative.
Plusieurs facteurs sont associés au développement du cancer de la prostate ou à des formes plus avancées de la maladie :
- L’âge, notamment à partir de 40 ans ;
- Les antécédents familiaux de cancer de la prostate ;
- Le surpoids et l’obésité abdominale ;
- La sédentarité ;
- Le tabagisme ;
- Une alimentation déséquilibrée.
À ses débuts, le cancer de la prostate peut évoluer sans symptômes. Toutefois, certains signes peuvent apparaître :
- Des difficultés à uriner ;
- Une diminution de la force du jet urinaire ;
- Des envies fréquentes d’uriner, notamment la nuit ;
- Une sensation de vidange incomplète de la vessie ;
- La présence de sang dans les urines ou le sperme ;
- Des troubles de l’érection.
À un stade avancé, des douleurs au bas du dos, aux hanches ou aux os peuvent également survenir.
Attention : la présence de ces symptômes ne signifie pas nécessairement qu’il s’agit d’un cancer. Une consultation médicale reste indispensable pour en déterminer la cause.
L’évaluation médicale repose notamment sur deux examens complémentaires :
1. Le dosage sanguin du PSA (antigène spécifique de la prostate) ;
2. Le toucher rectal, réalisé par un professionnel de santé.
Selon le profil, les antécédents et les résultats du patient, le médecin détermine les examens complémentaires nécessaires et les modalités de suivi.
En Côte d’Ivoire, une vigilance particulière est préconisée :
- Dès 40 ans pour les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate ;
- À partir de 45 ans pour les autres hommes.
Le renforcement des infrastructures et l’accès aux équipements spécialisés contribuent à améliorer la prise en charge des patients.
Parmi les structures impliquées figurent :
- Le Centre National d'oncologie Médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO), qui dispose de technologies modernes de radiothérapie, notamment la technique VMAT, également appelée Rapid’Arc ;
- Les services d’urologie et de cancérologie des CHU d’Abidjan et CHU de Bouaké ;
- Certains Centres hospitaliers régionaux (CHR), qui participent au diagnostic, au traitement et au suivi des patients.
Selon les données publiées par le CNRAO, 93 % des patients dont le cancer de la prostate a été détecté précocement sont encore en vie cinq ans après le diagnostic et la prise en charge.
NOVEMBRE BLEU
À travers les campagnes de sensibilisation organisées dans le cadre de Novembre Bleu, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle encourage les hommes à :
- Accorder davantage d’attention à leur santé ;
- S’informer sur le cancer de la prostate et ses facteurs de risque ;
- Ne pas banaliser les signes inhabituels ;
- Consulter les professionnels de santé ;
- S’informer sur les possibilités de dépistage et de suivi médical.
Le dépistage précoce, la consultation médicale et une prise en charge adaptée peuvent améliorer les chances de guérison.
