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Paludisme en Cote d'Ivoire : les chiffres reculent, mais des gestes simples restent à respecter absolument
Vendredi 24 Avril 2026
Paludisme en Cote d'Ivoire : les chiffres reculent, mais des gestes simples restent à respecter absolument
Paludisme en Cote d'Ivoire : les chiffres reculent, mais des gestes simples restent à respecter absolument
En Côte d’Ivoire, le paludisme représente près de 30 % des consultations médicales. Pourtant, derrière ce chiffre persistant une lutte acharnée est menée et des stratégies sont mises en œuvre de façon concertée. Les progrès enregistrés sont réels, tangibles, mais fragiles. Ils appellent à une vigilance constante.
Les chiffres qui reculent face aux actions
Une politique de santé publique structurée, soutenue par des campagnes de prévention intensives et une meilleure accessibilité aux soins, a permis de faire reculer considérablement les chiffres alarmants.
Aujourd’hui, l’incidence du paludisme a connu une baisse notable, passant de 270 cas pour 1000 habitants en 2024 à 231 à fin 2025. Mieux, dans des zones à faible transmission comme Abidjan, ce taux chute à 100 cas pour 1000 habitants.
Concernant la mortalité, en l’espace de trois ans, le nombre de décès liés au paludisme est passé de 1 534 en 2022 à 1 027 en 2025, soit une réduction de plus de 60 %. Derrière ces chiffres, ce sont des milliers de vies préservées, des familles épargnées, et une pression allégée sur un système de santé longtemps éprouvé.
L’un des piliers de ces progrès réside dans l’usage croissant des moustiquaires imprégnées. En 2025, 81,3 % de la population y recourt, contre 68 % en 2021 et à peine 33 % en 2012. Ce bond spectaculaire traduit un changement profond des mentalités. La prévention, longtemps perçue comme contraignante, devient peu à peu un réflexe, presqu’une norme sociale.
Des gestes simples comme barrières redoutables au paludisme
Les politiques publiques tracent la voie, ce sont les citoyens qui, au quotidien, en assurent la portée réelle. Pour mieux stopper la maladie, le Programme national de lutte contre le Paludisme invite les populations à respecter des pratiques simples notamment :
- dormir sous une moustiquaire ;
- assainir son environnement en éliminant les eaux stagnantes et autres gîtes larvaires ;
- se rendre à l’hôpital dès les premiers signes de fièvre ;
- veiller au suivi prénatal des femmes enceintes ;
- faire vacciner les enfants de moins de 02 ans.
Ces gestes simples mis bout à bout, constituent une barrière redoutable contre la maladie. Le paludisme, en définitive, n’est pas seulement une affaire de médecins ou de programmes nationaux. Il est un révélateur de notre discipline collective, de la capacité de chacun à transformer les recommandations en habitudes durables.
