Télémédecine: Une réalité en Côte d'Ivoire

L’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), la Fondation Aga Khan (AKF), le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique et l’Institution Industrial Promotion Services West Africa (IPS(WA)) ont mis en place, à travers un partenariat public-privé novateur, un système de E-santé pour lutter contre le VIH / SIDA.

Il s’agit du Projet « Télémédecine en Côte d’Ivoire » dont la phase pilote a été lancée à Abidjan, Bouaké et Boundiali sur une période de 24 mois pour un montant de 333,5 millions de FCFA.

Au terme de cette phase, les premiers résultats ont été présentés ce mercredi dans le centre de télémédecine d’Abidjan, sis à Filtisac, qui a également été inauguré simultanément avec celui de Boundiali, situé dans l’enceinte d’Ivoire-coton.

"Ce projet novateur, orienté vers les employés de nos sociétés et les communautés environnantes est parfaitement en ligne avec les actions sociales menées par l’organisation SOLIPS (Fonds de Solidarité IPS)" s’est félicité le directeur général de Filtisac, Charles Amadou Ibrahim.

Le projet vise à améliorer la qualité des services de prévention, de soins et du traitement des patients infectés par le VIH en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC). Il cible les employés des sociétés IPS (WA) et des communautés du district sanitaire de Boundiali.

Jean-Pierre Kouamé, directeur des programmes de la Fondation Aga Akhan pour la Côte d’Ivoire explique : " Il s’agit de formations à distance des professionnels de santé de Boundiali par des experts qui sont à Abidjan, cela à travers une plateforme informatique mise en place dans les centres de télémédecine des deux villes."

Au-delà des deux salles, ces médecins peuvent rester dans leur centre de santé et à travers un lien qu’on leur communique sur leur tablette ou Smartphone, suivre les formations à distance.

"Nous avons également des session de télé-expertise : des experts à Abidjan coachent des professionnels de santé à Boundiali, confrontés à des cas de maladie compliqués ».

Ainsi, chaque vendredi, de 10h à 12h, des sessions de télé-expertises sont organisées à travers une vidéoconférence. Les médecins de Boundiali présentent les cas les plus graves aux experts du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales (SMIT) du CHU de Treichville.

Pour le Représentant du Réseau Aga Khan pour le Développement M. Férid NANDJEE, "cette phase pilote confirme que les NTICS sont de puissants outils de renforcement des capacités du système de santé et va permettre aux personnels sanitaire de Boundiali d’acquérir l’expertise, l’expérience et le savoir-faire à travers la formation à distance et la prise en charge des personnes vivant avec le VIH-SIDA."

 

Il a rappelé que la fondation est présente depuis 1965 en Côte d’Ivoire avec plus de 165.000 bénéficiaires de projets sociaux chaque année, dans la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement pour plus de 2,5 milliards de Fcfa d’investissement.

"Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication offrent une réponse appropriée aux difficultés du système de santé publique. C’est dans ce contexte que l’USAID a établi un partenariat avec la Fondation Aga Khan, et IPS-WA pour la réalisation d’un projet de télémédecine (...) Nous sommes satisfaits des résultats. En effet, comment ne pas être satisfaits de la disponibilité de deux centres de télémédecine équipés de matériel de téléconférence de dernière génération?" a déclaré Corey Hancock, Directeur de Programme, USAID/Côte d’Ivoire, qui a par ailleurs encouragé le gouvernement ivoirien et les entreprises du secteur privé à conjuguer leurs efforts pour adresser les problèmes de santé de leurs employés et des populations vivant en Côte d’Ivoire.

Le Directeur de Cabinet-adjoint, représentant Madame la Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Dr. Ablé Ekissi, a traduit les félicitations de Mme le Ministre en saluant ce bel exemple de partenariat public-privé.

La démarche selon lui va dans le sens de la mission du Gouvernement qui est de faire faire de la Côte d’Ivoire un hub sanitaire en Afrique et faire en sorte que les NTICs viennent en soutien au système de santé habituel.

Filtisac et Ivoire Coton sont des filiales d’IPS (WA), une Institution de promotion industrielle du Fonds Aga Khan pour le Développement Économique (AKFED), qui emploie plus de 4 000 personnes dans une dizaine de sociétés en Côte d’Ivoire, au Mali, au Burkina Faso et au Sénégal (Emballage, Agro-Industrie, Infrastructures et Négoce). IPS (WA) œuvre depuis plus de 50 ans maintenant en Afrique de l’Ouest.

 

                        Atapointe